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Nous décrivons ci-dessous les chaires, auxquelles participe le Laboratoire Finance-Assurance du CREST.
Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par AXA, et commune à l’ENSAE et à l’Ecole Polytechnique (Responsables : Christian Gouriéroux et Pierre Picard). Elle s’intéresse aux divers types de risque difficiles à évaluer et pouvant induire des pertes importantes. Ces risques sont très variés : ils contiennent les risques extrêmes, peu fréquents : comme le risque ouragan, les risques de long terme liées à l’allongement de la durée de vie humaine ou au réchauffement climatique, mais aussi les risques individuels corrélés, comme les vagues de résiliation de contrats d’assurance-vie, lorsque ces contrats apparaissent financièrement peu rentables. Les questions étudiées concernent aussi bien la prévision de ces risques, leur valorisation que leur couverture financière, notamment par l’introduction de produits titrisés adaptés.
Le 7 mars dernier, Henri de Castries, président du directoire, a participé à la journée de présentation de la Fondation du Risque, dont AXA est l'un des membres fondateurs. Soutenue par le monde universitaire français ainsi que par des institutions privées françaises, la Fondation du Risque entend développer un pôle de formation et de recherche d'excellence dans le domaine de la gestion des risques financiers et industriels. Retour sur cet événement.
Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par GROUPAMA, et commune à l’Université Paris IX et à l’ENSAE (Responsable : Elyès Jouini). Elle s’intéresse aux comportements des clients, vis-à-vis du risque aussi bien que vis-à-vis de l’offre de produit par les compagnies d’assurance et de leurs opérations marketing. Parmi ces thèmes, le laboratoire s’intéressera particulièrement aux méthodes de scoring, à la segmentation de clientèle et aux demandes de produits.
Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par les AGF, et commune à l’Université Paris IX, l’Ecole Polytechnique et l’ENSAE (Responsable : Claude Le Pen). Elle s’intéresse à toutes les questions liées à l’assurance santé, au partage public-privé, et évidemment aux conséquences de l’allongement de la durée de vie.
Cette chaire de l'Institut Europlace de Finance est financée par CALYON et Electricité de France (EDF), sert notamment de support au laboratoire joint entre EDF, l’Université Paris IX et le CREST. Le laboratoire FiME est décrit séparément. PROJETS DE RECHERCHE
Il y a aujourd’hui des divergences entre les diverses mesures de risque suggérées par les régulateurs pour la finance et l'assurance. Alors que la Valeur à Risque, éventuellement la VaR de queue (TailVaR), sont très soutenues par le Comite de Bâle, l'association des actuaires américains défend quant à elle beaucoup plus les mesures dites de distorsion de risque (DRM), qui incluent la VaR de queue, mais surtout d'autres mesures concurrentes. Le projet de recherche conduira à faire le point sur ce débat et notamment à analyser de façon détaillée les sensibilités de ces mesures au niveaux implicites d'aversion pour le risque ou de pessimisme retenus par la compagnie d'assurance quant à la composition du portefeuille et au type de dépendance entre les risques qui y coexistent. Ce thème sert de base à l'un des cours avancés qui se tiendra a l'institut Henri Poincaré dans le cadre des cours Bachelier, et avec le soutien de la Fondation du Risque.
Les années récentes ont vu le développement de l'utilisation des dérivés CDO et CLO écrits sur des portefeuilles sous-jacents de crédit, mais aussi sur des portefeuilles sous-jacents de contrats d'assurance. Dans ce domaine aussi il apparaît utile de voir s'il y a une spécificité des produits d'assurance servant de sous-jacent. En fait, la question de la corrélation des risques est cruciale pour les crédits, mais elle l'est peut être encore davantage pour les produits d'assurance. Cette corrélation peut être prise en compte dans les modèles par l'introduction de facteurs non observables exerçant une influence simultanément sur les contrats du portefeuille sous-jacent. Alors que les facteurs introduits dans l'analyse des crédits sont très liés au cycle des affaires et relèvent de dynamiques linéaires, en assurance d'autres facteurs, météo par exemple, interviennent, et relèvent de dynamiques différentes. Il apparaît utile d'analyser les conséquences de telles non linéarités au niveau des dérivés. Pour une présentation des modèles de risque de crédit et la régulation de ce risque en finance, on pourra consulter: Gourieroux et Tiomo (2006) : Risque de crédit: une approche avancée, à paraître chez Economica
La question de la couverture assurantielle du risque dépendance se rattache à la fois au thème de l’arbitrage entre épargne et assurance et à celui de l’incertitude à la fois sur la transition par l’état de dépendance avant décès et sur la durée de cet état. Les sujets d’étude peuvent concerner l’analyse des comportements (demande d’assurance, vente d’éléments du patrimoine en viager…) ainsi que les prix de l’assurance et de
L’intensification des risques climatiques et les limites du système français d’indemnisation des catastrophes naturelles invitent à une réflexion sur les caractéristiques souhaitables d’un mécanisme de couverture de ces risques. Deux questions sont au cœur des débats. La première concerne les incitations à la prévention, souvent considérées comme défaillantes dans le système français. Une des spécificités du risque de catastrophe naturelle est de faire jouer un rôle à la fois aux acteurs privés et publics dans les décisions de prévention. Une voie de recherche consiste à s’interroger sur le rôle de l’assurance dans les incitations à la prévention des risques, notamment celles susceptibles d’être entreprises par les collectivités locales. Le community rating en vigueur aux Etats-Unis dans le cadre du National Flood Insurance Program est un exemple particulièrement intéressant d’une approche qui associe acteurs privés et publics dans les comportements de prévention. On se propose d’analyser les propriétés incitatives de mécanismes contractuels de ce type à la fois d’un point de vue théorique et empirique en fonction des données disponibles. La deuxième question concerne la solvabilité des acteurs impliqués dans les mécanismes de couverture. La solution en vigueur en France pour la couverture des risques de catastrophes naturelles donne un rôle particulièrement important à l’Etat qui apporte sa garantie à
Il n’existe pas à ce jour de travaux de recherche significatifs sur l’auto-assurance des grands groupes industriels ou de services par des captives. Il s’agit pourtant d’une branche d’activité de grande importance. Il y a aujourd’hui prés de 5000 captives dans le monde et la plupart des grandes entreprises disposent d’une captive d’assurance directe ou de réassurance (avec un assureur traditionnel assurant le fronting). La recherche envisagée sera menée en coopération avec AXA Corporate Solution. Son objectif est double. Sur un plan théorique, on se propose d’analyser l’arbitrage entre autoassurance dans la captive et assurance traditionnelle sur le marché. La recherche d’une assurance globalisée (umbrella policy) justifie le recours à une captive qui se réassure pour la partie des risques du groupe qui ne peut être mutualisée, mais inversement des incitations de marché peuvent être données plus directement par des assurances indépendantes pour chaque filiale. Des considérations d’antisélection peuvent aussi expliquer comment se fait le partage entre autoassurance dans la captive et assurance de marché. De même les fluctuations cycliques du prix de l’assurance sont susceptibles d’affecter ce partage. On se propose de rapprocher les arguments théoriques en termes de partage optimal des risques et d’incitations de données sur l’activité des captives. Un des objectifs de cette partie empirique est d’évaluer la sensibilité de l’activité des captives au prix de l’assurance ou de la réassurance.
Les contrats d’assurance vie peuvent etre détenus pour diverses raisons,comme de l’assurance déces,pour la possibilité de sortie en rente,dans un but de retraite,ou pour leur rentabilité financière,ou ils sont alors mis en concurrence avec des actifs financiers plus classiques.Nous nous proposons de construire des segmentations des demandeurs potentiels afin d’évaluer l’importance de leur demande et les raisons de celle-ci.Nous nous appuierons pour cela sur les méthodologies décrites dans Gouriéroux,Jasiak(2005) The Econometrics of Individual Risks,paragraphe 9.4.De façon symétrique,nous examinerons la possibilité de segmenter la population des détenteurs de contrats selon leur date potentielle de résiliation.Les approches devront prendre en compte l’existence de dépendance entre les demandes(resp.résiliation) des individus.Ces segments pourraient etre utilisés dans une optique de calcul de capital économique. |