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Description des chaires

CHAIRES ET INITIATIVES DE RECHERCHE

Nous décrivons ci-dessous les chaires, auxquelles participe le Laboratoire Finance-Assurance du CREST.

 

  • Initiavite de Recherche (IdR) "Développements de la gestion quantitative"
 
Cette initiative de Recherche (IdR) de la Fondation du Risque est financée par trois mécènes qui sont l'asociation QUANTVALLEY et les entreprises GFI et UBS. Les travaux de cette Initiative de Recherche (IdR) sont conduits principalement par des équipes de l'Université Paris-Dauphine et de l'ENSAE (Responsable scientifique: Gaëlle Le Fol). Elle cherche à promouvoir la finance quantitative et ses apports en termes de recherche, de gestion du risque et de création de valeur pour les investisseurs. Le projet de "Développement de la Gestion Quantitative" se structure autour des objectifs suivants:

- Développer la recherche quantitative appliquée à la gestion d'actifs;

- Favoriser les transferts de compétence entre le milieu académique et les acteurs de la gestion d'actifs;

- Répondre aux problématiques de recherches des différents partenaires privés.

- Encourager la collaboration avec une ou plusieurs entreprises en pointe dans les sujets ayant trait à la gestion quantitative;

- Promouvoir l'image de la gestion d'actifs basée sur des approches quantitatives;

- Accroître et consolider le niveau d'excellence des partenaires en organisant une activité de réflexion, de recherche et de formation de dimension internationale autour d'un ou plusieurs thèmes d'intérêt général;

- Réfléchir aux évolutions de la régulation des acteurs de la gestion d'actifs.

Dans le cadre des travaux de recherche de cette IdR, veuillez trouver ci-joint l'appel à projets: call for paper

 
  • Chaire « Assurance et Risques Majeurs »

Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par AXA, et commune à l’ENSAE et à l’Ecole Polytechnique (Responsables : Christian Gouriéroux et Pierre Picard). Elle s’intéresse aux divers types de risque difficiles à évaluer et pouvant induire des pertes importantes. Ces risques sont très variés : ils contiennent les risques extrêmes, peu fréquents : comme le risque ouragan, les risques de long terme liées à l’allongement de la durée de vie humaine ou au réchauffement climatique, mais aussi les risques individuels corrélés, comme les vagues de résiliation de contrats d’assurance-vie, lorsque ces contrats apparaissent financièrement peu rentables. Les questions étudiées concernent aussi bien la prévision de ces risques, leur valorisation que leur couverture financière, notamment par l’introduction de produits titrisés adaptés.

Le 7 mars dernier, Henri de Castries, président du directoire, a participé à la journée de présentation de la Fondation du Risque, dont AXA est l'un des membres fondateurs. Soutenue par le monde universitaire français ainsi que par des institutions privées françaises, la Fondation du Risque entend développer un pôle de formation et de recherche d'excellence dans le domaine de la gestion des risques financiers et industriels. Retour sur cet événement. Etudiants, chercheurs, universitaires, journalistes, spécialistes du monde de l'assurance, collaborateurs des entreprises partenaires... Au total, pas moins de 600 personnes ont participé à cette rencontre. Rassemblé dans le grand amphithéâtre de l'université Paris Dauphine, Le public a pu assister à trois tables rondes animées respectivement par des universitaires, les présidents des sociétés promotrices de la Fondation du Risque et des chercheurs. Cet événement fut également l'occasion de présenter les cinq chaires dédiées au risque qui seront prochainement lancées par la fondation, chaque chaire étant financée par une institution privée partenaire.
Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par GROUPAMA, et commune à l’Université Paris IX et à l’ENSAE (Responsable : Elyès Jouini). Elle s’intéresse aux comportements des clients, vis-à-vis du risque aussi bien que vis-à-vis de l’offre de produit par les compagnies d’assurance et de leurs opérations marketing. Parmi ces thèmes, le laboratoire s’intéressera particulièrement aux méthodes de scoring, à la segmentation de clientèle et aux demandes de produits.
 
  • Chaire « Economie de la Santé »
 
Cette chaire de la Fondation du Risque est financée par les AGF, et commune à l’Université Paris IX, l’Ecole Polytechnique et l’ENSAE (Responsable : Claude Le Pen). Elle s’intéresse à toutes les questions liées à l’assurance santé, au partage public-privé, et évidemment aux conséquences de l’allongement de la durée de vie.
Cette chaire de l'Institut Europlace de Finance est financée par CALYON et Electricité de France (EDF), sert notamment de support au laboratoire joint entre EDF, l’Université Paris IX et le CREST. Le laboratoire FiME est décrit séparément.
 
 
PROJETS DE RECHERCHE
 
  • Mesures de risque : Christian Gourieroux
 
Il y a aujourd’hui des divergences entre les diverses mesures de risque suggérées par les régulateurs pour la finance et l'assurance. Alors que la Valeur à Risque, éventuellement la VaR de queue (TailVaR), sont très soutenues par le Comite de Bâle, l'association des actuaires américains défend quant à elle beaucoup plus les mesures dites de distorsion de risque (DRM), qui incluent la VaR de queue, mais surtout d'autres mesures concurrentes. Le projet de recherche conduira à faire le point sur ce débat et notamment à analyser de façon détaillée les sensibilités de ces mesures au niveaux implicites d'aversion pour le risque ou de pessimisme retenus par la compagnie d'assurance quant à la composition du portefeuille et au type de dépendance entre les risques qui y coexistent. Ce thème sert de base à l'un des cours avancés qui se tiendra a l'institut Henri Poincaré dans le cadre des cours Bachelier, et avec le soutien de la Fondation du Risque.
 
  • Corrélation des risques d’assurance : Christian Gourieroux
 
Les années récentes ont vu le développement de l'utilisation des dérivés CDO et CLO écrits sur des portefeuilles sous-jacents de crédit, mais aussi sur des portefeuilles sous-jacents de contrats d'assurance. Dans ce domaine aussi il apparaît utile de voir s'il y a une spécificité des produits d'assurance servant de sous-jacent. En fait, la question de la corrélation des risques est cruciale pour les crédits, mais elle l'est peut être encore davantage pour les produits d'assurance. Cette corrélation peut être prise en compte dans les modèles par l'introduction de facteurs non observables exerçant une influence simultanément sur les contrats du portefeuille sous-jacent. Alors que les facteurs introduits dans l'analyse des crédits sont très liés au cycle des affaires et relèvent de dynamiques linéaires, en assurance d'autres facteurs, météo par exemple, interviennent, et relèvent de dynamiques différentes. Il apparaît utile d'analyser les conséquences de telles non linéarités au niveau des dérivés. Pour une présentation des modèles de risque de crédit et la régulation de ce risque en finance, on pourra consulter: Gourieroux et Tiomo (2006) : Risque de crédit: une approche avancée, à paraître chez Economica
 
  • Risque dépendance et risque de longévité :Christian Gouriéroux , Jean Pinquet et Christian Yann Robert (en collaboration avec Alain Monfort)
 
La question de la couverture assurantielle du risque dépendance se rattache à la fois au thème de l’arbitrage entre épargne et assurance et à celui de l’incertitude à la fois sur la transition par l’état de dépendance avant décès et sur la durée de cet état. Les sujets d’étude peuvent concerner l’analyse des comportements (demande d’assurance, vente d’éléments du patrimoine en viager…) ainsi que les prix de l’assurance et de la réassurance. Les assureurs tendent en effet à céder leurs risques dépendance et ils attendent aussi des réassureurs que ceux-ci leur apportent une capacité d’expertise dans ce domaine. Un travail de recherche sur ce sujet nécessiterait d’obtenir des informations à la fois sur les lois de probabilité sur la dépendance et la dynamique d’évolution de ces lois, sur les pratiques de tarification et de cession de risques et bien sûr des données comportementales, aussi bien sur la demande d’assurance que sur la vente en viager. La base de données Health and Retirement Study, gérée par l’université du Michigan, peut également se révéler utile pour l’étude de ces questions. Dans une optique de prévision à long terme, les risques de dépendance et de longévité peuvent difficilement être considérés indépendamment. L’allongement de la durée de vie s’accompagne d’une augmentation de l’âge de dépendance. Nous nous proposons d’élaborer des modèles permettant des évolutions jointes de ces deux âges et de les calibrer sur des tables de mortalité par pays et sexes.
 
  • Prévention et assurance des catastrophes naturelles : Pierre Picard
 
L’intensification des risques climatiques et les limites du système français d’indemnisation des catastrophes naturelles invitent à une réflexion sur les caractéristiques souhaitables d’un mécanisme de couverture de ces risques. Deux questions sont au cœur des débats. La première concerne les incitations à la prévention, souvent considérées comme défaillantes dans le système français. Une des spécificités du risque de catastrophe naturelle est de faire jouer un rôle à la fois aux acteurs privés et publics dans les décisions de prévention. Une voie de recherche consiste à s’interroger sur le rôle de l’assurance dans les incitations à la prévention des risques, notamment celles susceptibles d’être entreprises par les collectivités locales. Le community rating en vigueur aux Etats-Unis dans le cadre du National Flood Insurance Program est un exemple particulièrement intéressant d’une approche qui associe acteurs privés et publics dans les comportements de prévention. On se propose d’analyser les propriétés incitatives de mécanismes contractuels de ce type à la fois d’un point de vue théorique et empirique en fonction des données disponibles. La deuxième question concerne la solvabilité des acteurs impliqués dans les mécanismes de couverture. La solution en vigueur en France pour la couverture des risques de catastrophes naturelles donne un rôle particulièrement important à l’Etat qui apporte sa garantie à la Caisse Centrale de Réassurance. D’autres mécanismes sont envisageables (pool de réassurance, titrisation du risque cat-nat,…) et il serait intéressant d’en apprécier les coûts et les avantages, en termes de solvabilité, de coût des fonds publics et d’effet induit sur les comportements de l’ensemble des acteurs concernés.
 
  • Auto-assurance par les captives : Pierre Picard et Jean Pinquet (en collaboration avec Patrick Bolton, Columbia University)
 
Il n’existe pas à ce jour de travaux de recherche significatifs sur l’auto-assurance des grands groupes industriels ou de services par des captives. Il s’agit pourtant d’une branche d’activité de grande importance. Il y a aujourd’hui prés de 5000 captives dans le monde et la plupart des grandes entreprises disposent d’une captive d’assurance directe ou de réassurance (avec un assureur traditionnel assurant le fronting). La recherche envisagée sera menée en coopération avec AXA Corporate Solution. Son objectif est double. Sur un plan théorique, on se propose d’analyser l’arbitrage entre autoassurance dans la captive et assurance traditionnelle sur le marché. La recherche d’une assurance globalisée (umbrella policy) justifie le recours à une captive qui se réassure pour la partie des risques du groupe qui ne peut être mutualisée, mais inversement des incitations de marché peuvent être données plus directement par des assurances indépendantes pour chaque filiale. Des considérations d’antisélection peuvent aussi expliquer comment se fait le partage entre autoassurance dans la captive et assurance de marché. De même les fluctuations cycliques du prix de l’assurance sont susceptibles d’affecter ce partage. On se propose de rapprocher les arguments théoriques en termes de partage optimal des risques et d’incitations de données sur l’activité des captives. Un des objectifs de cette partie empirique est d’évaluer la sensibilité de l’activité des captives au prix de l’assurance ou de la réassurance.
 
  • Risque de comportement en assurance vie :Christian Gouriéroux
 
Les contrats d’assurance vie peuvent être détenus pour diverses raisons, comme de l’assurance décès, pour la possibilité de sortie en rente, dans un but de retraite, ou pour leur rentabilité financière, ou ils sont alors mis en concurrence avec des actifs financiers plus classiques. Nous nous proposons de construire des segmentations des demandeurs potentiels afin d’évaluer l’importance de leur demande et les raisons de celle-ci. Nous nous appuierons pour cela sur les méthodologies décrites dans Gouriéroux,Jasiak (2005) The Econometrics of Individual Risks, paragraphe 9.4.De façon symétrique, nous examinerons la possibilité de segmenter la population des détenteurs de contrats selon leur date potentielle de résiliation. Les approches devront prendre en compte l’existence de dépendance entre les demandes(resp.résiliation) des individus. Ces segments pourraient être utilisés dans une optique de calcul de capital économique.
 
  • Chaire « Finance et Développement Durable »
 
L'ambition de la Fondation du Risque est simple : contribuer au développement du potentiel français de recherche, d'enseignement et de formation dans tous les domaines du risque. Si le sujet du risque est perçu aujourd'hui comme central dans tous les secteurs de la société, il était opportun de créer en France un pôle d'excellence de recherche et d'enseignement, de niveau international, centré sur le risque sous tous ses aspects. C'est dans cette optique que le Groupe AXA s'est engagé à soutenir les activités de la Fondation du Risque et qu'il s'est associé au thème « Assurances et Risques majeurs » en finançant la chaire du même nom. Celle-ci doit étudier l'assurabilité des grands risques (catastrophes naturelles, terrorisme, crises sanitaires...). L'originalité de cette initiative repose sur le partenariat entre les grandes institutions françaises de recherche et d'enseignement avec le soutien de grandes entreprises françaises. Au cours de trois tables rondes, les représentants des deux parties (monde académique et praticiens des entreprises) ont mis en avant les avantages à se lancer main dans la main dans ces cinq projets d'une durée initiale de cinq ans. Aux yeux des chercheurs, outre la manne financière, le travail étroit avec les entreprises doit permettre d'affiner les problématiques et d'acquérir une vision claire des domaines de prédilection de la finance de demain. Quant aux entreprises, elles voient dans cette association une opportunité de mieux appréhender des sujets complexes et de se constituer un vivier de futurs collaborateurs de talent. Henri de Castries s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet : « Les jeunes issus des universités ont du monde de l'assurance une image poussiéreuse. Investir le monde de la recherche est une façon de les conduire à s'intéresser à nos métiers. »
 
  • Axa et la Fondation du Risque

Chaire « Finance comportementale »